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Posté le: Mar 23 Mai 2006 22:20 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Mais, dis-moi, cette absence dont tu parles comment se fait-elle remarquer ?
Ben, d'abord par l'absence physique : quand on arrive la matin, elle est pas là, elle est souvent pas là le mercredi après-midi ou le mercredi toute la journée, elle est souvent en vacances, en en RTT, en chépaquoi, en pas là quoi. Et quand elle est officiellement là, elle est en RDV, entretien, etc. Sinon, elle vient peu nous voir : faut dire qu'on est tout au bout du couloir, et elle tout au début (mais quand je dis tout au bout, faut pas imaginer un couloir de 200 m, y'a 4 bureaux au total). Ces derniers temps, elle fait des efforts à ce propos, mais autrefois, on pouvait rester une semaine entière sans la voir. Personnellement (je suis peut-être vieux jeu) mais je trouve ça incroyable qu'un patron/responsable/chef d'équipe (puisqu'elle est tout ça à la fois) ne vienne pas dire bonjour tous les jours à ses employés. Enfin, je veux dire, moi je lui dirais bonjour moi-même si elle était là quand j'arrive, mais vu qu'elle n'y est pas, je trouve que quand elle arrive, elle devrait faire le tour des bureaux et dire bjr, non ?
Ca en effet, je peux très bien le comprendre.
Est-ce bien ou pas que ce ne soit pas le cas de ta responsable ? honnêtement je ne sais pas.
Mais j'avais pensé (peut-être me suis-je trompé) que par "absence" tu entendais peut-être aussi d'autres choses dans son comportement : comme par exemple le fait d'éviter les réunions ou les moments où il faut prendre des décisions, etc.
Car il y a des responsables que les salariés considèrent comme "absents" parce qu'ils évitent au maximum tous ces moments qu'ils redoutent : il existe des responsables qui sont très compétents dans leur domaine, mais qui ont horreur de devoir prendre des décisions, qui fuient toute un pan de leurs responsabilités... et je pensais que tu faisais également allusion à cela.
Donc, si je te comprend bien, au moins quand elle est là, elle ne fuit pas.
Autre question : Si j'ai bien compris, vous (traducteurs/trices) travaillez en toute autonomie (ou presque, vu les changements dont tu parles), mais dans ce cas quand rencontrez-vous votre responsable ? (qui est, si j'ai bien compris, à la fois votre responsable et la patronne de la société - si je me trompe, corrige-moi)
Quels sont les raisons qui font que vous vous rencontrez (elle et toi/vous) dans le travail ? ou, au contraire, que vous ne vous voyez pas parfois pendant une semaine entière ? (ce qui me parait très long, mais j'avoue ne pas savoir comment cela se passe dans votre branche d'activités)
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Autre question : qui s'assure du fait que vos carnets de commandes sont remplis et que vous ayez suffisamment de Aufträge ?
Tu veux dire : "qui cherche des clients pour remplir les carnets de commande" ou simplement "qui vérifie qu'on ne se tourne pas les pouces" ?
Oui, je parlais plutôt de la première option, mais ta réponse est encore plus complète que celle à laquelle je m'attendais.
Sonka a écrit:
Dans le premier cas, c'est simple : on a des chefs de projets qui font un peu de prospection, la responsable en fait un tout petit peu aussi, mais dans l'ensemble, on vit surtout sur nos vieux clients ou sur de nouveaux qui viennent à nous. On a un flux continu de demande, j'ai qu'à dire oui, puis non quand y'a plus de place.
D'accord.
Donc, si je te comprend bien, ceux que tu appelles les "chefs de projet" sont un peu vos "commerciaux".
D'ailleurs, y a-t-il une raison à ce que vous utilisiez ce vocable ("chef de projet") ?
(je ne savais pas que dans le domaine de la traduction on utilisait ces vocables issus du monde industriel).
Sonka a écrit:
Dans le deuxième cas, c'est simple : jusqu'à présent c'était pas vérifié. C'est à dire que personne ne se souciait de ce qu'on faisait au quotidien. Mais bon, bien sûr, à la fin du mois, on regardait "ah, y'a tant de mots, tant d'euros, bon alors ça va". Mais personne ne nous demandait de comptes au quotidien.
Ok, donc si on résume, en gros, très gros : tant que les sous rentraient personne ne regardait si les gens travaillaient ou faisaient autre chose.
Sonka a écrit:
Là c'est en train de se mettre en place, avec des "outils de planification" comme tu dis (sauf que c'est pas des outils, mais une feuille excel).
Ok.
Oui, tu as raison, Excel n'est pas vraiment un outil de planification à proprement parler, mais cependant il permet de réaliser des tableaux qui peuvent être des petits instruments de planification (ou de répartition des tâches, et plein d'autres choses) tout à fait utiles. Ceci étant, Excel ne permet pas de gérer de grands projets (milliers de jours.hommes) ou d'importantes équipes (dizaines voire centaines de salariés) sont en oeuvre. Encore que... Pour la petite anecdote, et pour te montrer que moi je n'ai rien contre les outils simples (contrairement à d'autres managers) : j'ai connu un responsable de projets (là je parle des domaines informatique et organisation dans le monde financier/bancaire - mes anciens domaines de compétences) qui arrivait à gérer 5 ou 6 équipes de projets (donc plusieurs dizaines de collaborateurs !!!) avec des petits tableaux Excel... Je pense qu'il s'agit là plus d'une prouesse que d'un choix raisonnable, surtout pour des projets de grande ampleur. Mais si j'étais un peu dubitatif au départ, j'étais plutôt admiratif quand je constatais qu'il y réussissait aussi bien que d'autres qui employaient les outils de planification standard du marché (donc des "usines à gaz" très complexes à mettre en oeuvre et qui demandent de véritables compétences et une formation pour les utiliser - donc des logiciels de planification véritablement complexes).
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Mais, dis-moi, est-ce la peur de sa réaction qui te fait hésiter ? Ou simplement encore un manque d'assurance vis-à.-vis de ta chef ? Ou pour quelle autre raison hésites-tu ? (car on sent bien ton hésitation ).
Oui, il y a de tout ça. D'abord, qc que tu ne soupçonnes peut-être pas vu nos discussions surle forum, je suis plutôt timide (même si je me soigne)
En effet, je ne le savais pas et, vois-tu, je ne l'aurais pas pensé. Comme quoi les discussions par forum interposé sont des moyens de communications très limités (ils ne permettent pas de découvrir la personalité d'en face, on le voit parfaitement ici).
Entre parenthèse, car tu dis "même si je me soigne" : J'ai trouvé ta remarque plutôt rigolote. Tu sais, la timidité n'est pas un défaut, donc ce n'est pas une maladie qu'il convient de soigner à tout prix...
Sonka a écrit:
et surtout j'ai horreur du conflit.
Ok.
Sonka a écrit:
J'aime pas dire non. (et là, ce que tu as dit plus haut sur savoir dire non me touche, évidemment).
Ok.
(Je ferai un commentaire un peu plus loin, dans un autre topic, pour te donner quelques pistes à ce sujet.)
Sonka a écrit:
Mais même avec mes collègues, j'ai du mal à être autoritaire.
Dire non et être autoritaire sont deux choses différentes. Mais ok, je prend note.
Sonka a écrit:
Je préfère prendre un peu plus de boulot sur moi que d'imposer un truc désagréable à qn. Sauf sur un point très précis où j'ai raison et où je sais que c'est important ou vital,
Ok.
Sonka a écrit:
en général, je ne vais pas trancher, je ne vais pas dire "bon ben toi tu fais ça, que ça te plaise ou non"
Ok. Donc il te manque encore un peu d'expérience pour savoir demander que quelqu'un fasse un travail sans que cela soit pris comme une décision autoritaire. Bon ben c'est pas très grave, ça viendra avec le temps et l'expérience. En tout cas, ta sensibilité naturelle (sensibilité qu'ont tous les timides) pourra t'y aider.
Sonka a écrit:
je préfèrerai chercher l'accord à l'amiable, quitte à ne pas le trouver.
Ok.
Sonka a écrit:
Donc, oui, un manque d'assurance.
En effet. Mais, ce n'est pas bien grave, tant que cela ne te nuit pas encore. Ca viendra naturellement avec les années et quand tu prendras de plus amples responsabilités.
Sonka a écrit:
Et peur de la réaction, certainement un peu oui.
Je comprend. C'est logique quand on lit ce que tu viens d'expliquer.
Sonka a écrit:
Parce que je sais que c'est pas une tendre. Je n'ai pas vraiment de problème avec elle parce que je m'écrase tout le temps (je trouve ça plus simple que d'entrer en conflit, parce que pour l'instant entrer en conflit m'apporterait plus d'emmerdes que de m'écraser), donc on se fait des sourires et tout, mais je sais par d'autres qu'elle peut être très désagréable.
D'accord. Dans ce cas, je te donnerai des pistes de réflexion pour arriver à mieux gérer votre relation/vos rapports. Et pour que tu puisses sortir peu à peu de ce schéma très dicotomique entre conflit d'un côté et silence forcé de l'autre (car tu t'en doutes peut-être : il y a un milieu entre ces deux extrêmes).
Sonka a écrit:
Je suis dans une petite boîte, mais du style un peu paternaliste : on t'a fait l'immense honneur de t'embaucher alors que tu ne savais rien (et que tu ne coûtais pas cher), alors tu dois être reconnaissant à vie.
Ok. Je vois très bien (mon deuxième employeur, je devais être à peine plus âgé que toi à l'époque, était pareil : entreprise familiale, etc. Donc je vois très bien.
Et bien, au vu de tout ce que je viens de lire attentivement (et je te remercie d'avoir osé parler de tout ça), j'avoue que vu dans ton cas (timidité, sensibilité associée à la timidité, expérience professionnelle encore récente, manque assurance, etc) il est moins facile pour moi de te conseiller. Dans une autre situation je t'aurais dit d'aller de l'avant en essayant d'appliquer les quelques règles et conseils que j'ai exposé cet après-midi. Mais toi tu es timide. Si tu ne m'avais pas dit cela, je t'aurais dit de foncer, d'oser ! Mais là c'est moins facile de te conseiller.
Ceci étant, je vais déjà essayer de te donner quelques pistes pour améliorer les rapports entre ta responsable et toi, notamment sur l'art et la manière de dire non (car contrairement à ce que nous pensons souvent, la capacité à savoir dire non est rarement quelque chose d'inné - dire non est plutôt quelque chose qui demande qu'on l'apprenne...).
Pour ce faire, je pense que je vais m'inspirer de mes lectures, et je crois savoir où regarder : je pense que je vais puiser dans le livre de Thomas d'Ansembourg car il explique cela avec beaucoup de talent et de sensibilité (donc parfait pour toi je crois).
Inscrit le: 01 Nov 2005 Messages: 3836 Localisation: Lyon
Posté le: Mer 24 Mai 2006 09:53 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Gaston Lagaffe a écrit:
Autre question : Si j'ai bien compris, vous (traducteurs/trices) travaillez en toute autonomie (ou presque, vu les changements dont tu parles), mais dans ce cas quand rencontrez-vous votre responsable ? (qui est, si j'ai bien compris, à la fois votre responsable et la patronne de la société - si je me trompe, corrige-moi)
Quels sont les raisons qui font que vous vous rencontrez (elle et toi/vous) dans le travail ? ou, au contraire, que vous ne vous voyez pas parfois pendant une semaine entière ? (ce qui me parait très long, mais j'avoue ne pas savoir comment cela se passe dans votre branche d'activités)
Ben, en fait, quand on se rencontre, c'est qu'elle vient dans le bureau et demande : "alors, quoi de neuf ?" Alors on lui dit y'a tel, tel projet. Si c'est un gros, elle est contente, elle repart avec le sourire. Si y'en a pas trop, elle tire un peu la moue, elle dit "faudrait faire quelque chose", je lui dis "vous inquiétez pas, on est occupés jusqu'à demain, si aucune commande ne rentre d'ici à demain, on relancera". Et puis c'est tout. et puis y'a toujours une commande qui rentre.
C'est la teneur de la plupart de nos rencontres. On ne fait pas de réunions régulières. en fait, depuis que je suis là, j'ai assisté à 2 ou 3 réunions de tout le service. Et j'ai eu un entretien individuel (entretien annuel). C'est tout.
De temps en temps, on cause de quelque chose de plus, comme ça, dans notre bureau ou dans le sien, mais c'est assez rare.
Gaston Lagaffe a écrit:
Donc, si je te comprend bien, ceux que tu appelles les "chefs de projet" sont un peu vos "commerciaux".
D'ailleurs, y a-t-il une raison à ce que vous utilisiez ce vocable ("chef de projet") ?
(je ne savais pas que dans le domaine de la traduction on utilisait ces vocables issus du monde industriel).
Chez nous, oui, ce sont un peu des commerciaux. Mais pas que. Et surtout, n'en déduis pas que c'est comme ça "dans le monde de la traduction". Dans les groooosses boîtes, les tâches sont bien séparées : y'a des commerciaux, des comptables pour s'occuper des factures, des chefs de projets pour s'occuper des projets. Et même parmi eux, y'a des chefs de projets qui s'occupent uniquement de caser les projets, d'autres de les préparer, d'autres de les suivre... et d'autre de chapeauter les chefs de projets !
Mais dans une petite boîte comme celle où je suis, c'est la même personne qui fait tout. De même, moi qui suis traductrice, je fais un peu de gestion de projets, alors que dans une grosse boîte, je ne ferais certainement que de la traduction.
Par contre, pour ce qui est du vocable, oui, il est utilisé dans tout le monde de la trad. Pourquoi pas ? Leur boulot, c'est de gérer des projets, donc pourquoi pas les appeler chefs de projets ? Je vois pas mieux
Gaston Lagaffe a écrit:
Ok, donc si on résume, en gros, très gros : tant que les sous rentraient personne ne regardait si les gens travaillaient ou faisaient autre chose.
En très gros. Disons que de toute façon, les sous rentraient puisque de toute façon, tout le monde bossait. Mais le principe était celui-là.
Gaston Lagaffe a écrit:
Entre parenthèse, car tu dis "même si je me soigne" : J'ai trouvé ta remarque plutôt rigolote. Tu sais, la timidité n'est pas un défaut, donc ce n'est pas une maladie qu'il convient de soigner à tout prix...
Ben, ça dépend, ça peut être un gros handicap quand même, je trouve. Quand je dis "je me soigne", c'est qu'en fait, j'ai été timide de façon presque maladive, et je me suis "soignée" dans la mesure où je me suis forcée, un peu comme tu disais "vas-y, fonce !". Et ça a marché et depuis je suis un peu moins timide.
Gaston Lagaffe a écrit:
Ok. Donc il te manque encore un peu d'expérience pour savoir demander que quelqu'un fasse un travail sans que cela soit pris comme une décision autoritaire. Bon ben c'est pas très grave, ça viendra avec le temps et l'expérience.
Autre point à prendre en compte (tu me diras peut-être que j'ai tort de m'en soucier parce que ça empêche de faire avancer le schmilblick) : je suis jeune et sans expérience, mais de plus je travaille avec des gens jeunes et sans expérience. Donc, même à supposer que je travaille sur moi pour améliorer mon assurance, ma capacité à dire non, etc., ça ne sera pas forcément perçu comme je l'espère par les autres, non ?
Gaston Lagaffe a écrit:
Pour ce faire, je pense que je vais m'inspirer de mes lectures, et je crois savoir où regarder : je pense que je vais puiser dans le livre de Thomas d'Ansembourg car il explique cela avec beaucoup de talent et de sensibilité (donc parfait pour toi je crois).
Merci beaucoup pour ta sollicitude. Cependant, je ne voudrais pas te créer trop de boulot avec ça, parce que je veux quand même préciser une chose :
Gaston Lagaffe a écrit:
Ca viendra naturellement avec les années et quand tu prendras de plus amples responsabilités.
En fait, je n'ai pas l'intention de prendre de responsabilités, dans la mesure où les seules possibilités de "promotion" en entreprise dans ma branche ne m'intéressent pas. Donc, faut pas trop te prendre la tête pour moi !
Il est plus probable que je finisse à mon compte, seule avec moi-même, où je n'aurai pas de hiérarchie à qui dire oui ou non
Ceci dit, c'est tout de même une discussion passionnante et en tout les cas, je pense que ça peut toujours être utile d'apprendre à s'affirmer un peu. _________________ Сонька
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Posté le: Mer 24 Mai 2006 11:16 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Sonka a écrit:
(...) On ne fait pas de réunions régulières. en fait, depuis que je suis là, j'ai assisté à 2 ou 3 réunions de tout le service. Et j'ai eu un entretien individuel (entretien annuel). C'est tout.
De temps en temps, on cause de quelque chose de plus, comme ça, dans notre bureau ou dans le sien, mais c'est assez rare.
D'accord.
Donc c'est assez informel en quelque sorte.
J'ai encore deux questions, si tu n'y vois pas d'inconvénient :
- quand tu dis : "depuis que je suis là" : ça fait 6 mois, 1 an, 2 an,... ?
- si je t'ai bien compris, en-dehors des 2 ou 3 réunions de tout le service que tu as évoqué, vous n'avez donc pas non plus de réunion d'équipe ? ni de réunions individuelles (entre la responsable et l'un/l'une ou l'autre d'entre-vous) pour discuter de l'avancement de vos projets de traduction ?
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Donc, si je te comprend bien, ceux que tu appelles les "chefs de projet" sont un peu vos "commerciaux".
D'ailleurs, y a-t-il une raison à ce que vous utilisiez ce vocable ("chef de projet") ?
(je ne savais pas que dans le domaine de la traduction on utilisait ces vocables issus du monde industriel).
Chez nous, oui, ce sont un peu des commerciaux. Mais pas que. Et surtout, n'en déduis pas que c'est comme ça "dans le monde de la traduction". Dans les groooosses boîtes, les tâches sont bien séparées : y'a des commerciaux, des comptables pour s'occuper des factures, des chefs de projets pour s'occuper des projets. Et même parmi eux, y'a des chefs de projets qui s'occupent uniquement de caser les projets, d'autres de les préparer, d'autres de les suivre... et d'autre de chapeauter les chefs de projets !
Mais dans une petite boîte comme celle où je suis, c'est la même personne qui fait tout. De même, moi qui suis traductrice, je fais un peu de gestion de projets, alors que dans une grosse boîte, je ne ferais certainement que de la traduction.
Par contre, pour ce qui est du vocable, oui, il est utilisé dans tout le monde de la trad. Pourquoi pas ? Leur boulot, c'est de gérer des projets, donc pourquoi pas les appeler chefs de projets ? Je vois pas mieux
Ok. C'est intéressant à savoir, car je ne connais pas du tout ta branche.
Ben, en fait, lorsque tu as utilisé la première fois la Bezeichnung de "chef de projet" je me suis demandé pour quelle(s) raison(s).
Mais, si je comprend bien ce que tu m'expliques, pour vous : traduction=projet.
En tout cas, c'est très instructif !
Entre parenthèses : dans le monde industriel ou bancaire ou informatique (où le mode de travail en projet est très ancien - il est issu à l'origine de l'industrie, mais dans les grandes entreprises on travaille en mode projet depuis pas mal d'années), ceux que tu dis "chapeauter les chefs de projet" sont ce qu'on appelle les directeurs de projets.
Et, en général, leurs responsabilités ne se limitent pas à encadrer plusieurs chefs de projet, mais c'est eux qui ont les responsabilités de gérer tous les budgets par exemple (ce que ne font pas les "simples" chefs de projet), et plein d'autres choses encore. Donc, dans ces branches-là, il existe une véritable distinction -formelle- entre ces deux postes. Ceci juste pour te donner une petite explication/info annexe.
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Entre parenthèse, car tu dis "même si je me soigne" : J'ai trouvé ta remarque plutôt rigolote. Tu sais, la timidité n'est pas un défaut, donc ce n'est pas une maladie qu'il convient de soigner à tout prix...
Ben, ça dépend, ça peut être un gros handicap quand même, je trouve. Quand je dis "je me soigne", c'est qu'en fait, j'ai été timide de façon presque maladive, et je me suis "soignée" dans la mesure où je me suis forcée, un peu comme tu disais "vas-y, fonce !". Et ça a marché et depuis je suis un peu moins timide.
D'accord. Donc, en effet, la timidité a été un véritable handicap pour toi dans le passé, et tu en souffres encore parfois. Ok. Je comprend mieux maintenant grace à tes éclairages/explications.
Sonka a écrit:
Autre point à prendre en compte (tu me diras peut-être que j'ai tort de m'en soucier parce que ça empêche de faire avancer le schmilblick) : je suis jeune et sans expérience, mais de plus je travaille avec des gens jeunes et sans expérience. Donc, même à supposer que je travaille sur moi pour améliorer mon assurance, ma capacité à dire non, etc., ça ne sera pas forcément perçu comme je l'espère par les autres, non ?
Je comprend que tu t'interroges, mais je n'irai pas jusqu'à dire que tu as tort de t'en soucier. Je crois qu'il est normal et légitime que cela t'interpelle un peu et que tu te poses ce genre de questions. Je suppose que tu ne t'es pas encore plongé dans des bouquins sur cette question ("apprendre à dire non"), car on le "sent" en filigrane dans tes interrogations. Si cela peut te rassurer, l'affirmation de soi, ou le fait de gagner en assurance, d'apprendre à dire non, sont des choses qui sont rarement mal perçues par l'entourage direct (pro ou privé). Mais tu t'en rendras aisément compte quand je te ferai lire les quelques extraits des bouquins de d'Ansembourg et de Salomé que je suis entrain de réunir et de rédiger pour toi. Donc, cela fera disparaître ce genre de questions -encore une fois tout à fait légitimes et compréhensibles- que tu te poses.
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Pour ce faire, je pense que je vais m'inspirer de mes lectures, et je crois savoir où regarder : je pense que je vais puiser dans le livre de Thomas d'Ansembourg car il explique cela avec beaucoup de talent et de sensibilité (donc parfait pour toi je crois).
Merci beaucoup pour ta sollicitude. Cependant, je ne voudrais pas te créer trop de boulot avec ça
Oui, enfin, tu sais, j'ai l'avantage d'être non seulement à mon compte (ma société est modeste, je n'ai que 5 collaborateurs) et donc la chance de pouvoir organiser mes journées à ma guise (enfin, plus ou moins, car j'ai aussi des impératifs - évidemment), mais en plus je suis de nature extrêmement organisé et j'arrive donc à libérer des plages de temps pour plein de choses, sans que cela ne pose de problèmes (en sachant qu'il y a tout de même des limites, le temps n'étant pas extensible - mais avec un peu de discipline et une bonne organisation, on y arrive plutôt bien).
Sonka a écrit:
parce que je veux quand même préciser une chose :
Gaston Lagaffe a écrit:
Ca viendra naturellement avec les années et quand tu prendras de plus amples responsabilités.
En fait, je n'ai pas l'intention de prendre de responsabilités, dans la mesure où les seules possibilités de "promotion" en entreprise dans ma branche ne m'intéressent pas. Donc, faut pas trop te prendre la tête pour moi !
Il est plus probable que je finisse à mon compte, seule avec moi-même, où je n'aurai pas de hiérarchie à qui dire oui ou non
Ceci dit, c'est tout de même une discussion passionnante et en tout les cas, je pense que ça peut toujours être utile d'apprendre à s'affirmer un peu.
J'entend très bien ce que tu me dis là, mais tu sais il ne faut pas opposer l'un et l'autre. Je veux dire par là : ce n'est pas parce que quelqu'un gagne en assurance, améliore son organisation ou sa façon de travailler avec ses collègues, que c'est forcément dans l'optique d'une prise de responsabilités. Cela PEUT, mais cela ne doit pas forcément. Tu comprends mieux ce que je voulais dire par là ?
Je crois que je m'étais mal exprimé. Je suis désolé.
En gros, ce que je voulais dire par là c'est que souvent ce sont des choses qui viennent naturellement avec l'âge et l'expérience, tout simplement.
Et puis je pense que cela n'exclu pas -surtout pour quelqu'un qui aime lire comme toi - la découverte d'auteurs aussi fabuleux que Thomas d'Ansembourg ou Jacques Salomé ou d'autres encore... Je pense que la découverte de ces auteurs devrait véritablement te plaire. A moins, bien entendu, que tu ne veuilles pas. Auquel cas je respecterai bien sûr ton choix. Mais cela devrait te plaire -et puis t'aider aussi (pour les raisons évoquées auparavant : timidité, peur, affirmation de soi, etc) - je pense. En tout cas je le pense sincèrement.
Inscrit le: 01 Nov 2005 Messages: 3836 Localisation: Lyon
Posté le: Mer 24 Mai 2006 19:17 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Gaston Lagaffe a écrit:
Donc c'est assez informel en quelque sorte.
oui
Gaston Lagaffe a écrit:
- quand tu dis : "depuis que je suis là" : ça fait 6 mois, 1 an, 2 an,... ?
si on compte mes 5 mois de stage, ça fait tout juste 2 ans. (pour te donner une idée du type d'entreprise, de l'ambiance, du "public" : c'est moi la plus ancienne dans le service !)
Gaston Lagaffe a écrit:
- si je t'ai bien compris, en-dehors des 2 ou 3 réunions de tout le service que tu as évoqué, vous n'avez donc pas non plus de réunion d'équipe ? ni de réunions individuelles (entre la responsable et l'un/l'une ou l'autre d'entre-vous) pour discuter de l'avancement de vos projets de traduction ?
Non. Comme je t'ai dit, quelques mots par ci par là, rien de plus.
Gaston Lagaffe a écrit:
Mais, si je comprend bien ce que tu m'expliques, pour vous : traduction=projet.
Ah, oui, pardon ! Quand j'ai commencé à travailler, mes parents aussi ne comprenaient pas ce que je voulais dire par "projet". C'est peut-être une question de génération, alors ?
Ceci dit, ta remarque m'a interrogée. Je suppose que tu vois une différence fondamentale en un projet de construction d'une route par exemple et un projet de traduction ? Ca m'intéresserait d'avoir ton avis.
En fait, je crois que cette incompréhension du mot "projet de traduction" vient peut être d'une méconnaissance du sujet. La plupart des gens ne savent de toute façon pas ce qu'est la traduction, mais même quand ils savent un peu, je pense qu'ils s'imaginent qu'on nous donne un papier et qu'on traduit, basta.
Mais en fait, une traduction de nos jours, c'est tout un projet : il faut souvent extraire les fichiers, les retravailler pour qu'ils soient exploitables, faire des calculs divers, trouver des fournisseurs, établir un devis, créer des mémoires, traduire (ouf !), créer/compléter/valider/utiliser des glossaires ou autres outils de terminologie, planifier une relecture, voire une assurance qualité, intégrer le feedback du client, réintégrer les fichiers au format source, faire de la mise en pages ou de la PAO, facturer...
Bref, pas que traduire.
Gaston Lagaffe a écrit:
Entre parenthèses : dans le monde industriel ou bancaire ou informatique (où le mode de travail en projet est très ancien - il est issu à l'origine de l'industrie, mais dans les grandes entreprises on travaille en mode projet depuis pas mal d'années), ceux que tu dis "chapeauter les chefs de projet" sont ce qu'on appelle les directeurs de projets.
Et, en général, leurs responsabilités ne se limitent pas à encadrer plusieurs chefs de projet, mais c'est eux qui ont les responsabilités de gérer tous les budgets par exemple (ce que ne font pas les "simples" chefs de projet), et plein d'autres choses encore. Donc, dans ces branches-là, il existe une véritable distinction -formelle- entre ces deux postes. Ceci juste pour te donner une petite explication/info annexe.
Très instructif aussi, ce que tu dis là !
Gaston Lagaffe a écrit:
Je suppose que tu ne t'es pas encore plongé dans des bouquins sur cette question ("apprendre à dire non"), car on le "sent" en filigrane dans tes interrogations.
tout à fait.
Gaston Lagaffe a écrit:
J'entend très bien ce que tu me dis là, mais tu sais il ne faut pas opposer l'un et l'autre. Je veux dire par là : ce n'est pas parce que quelqu'un gagne en assurance, améliore son organisation ou sa façon de travailler avec ses collègues, que c'est forcément dans l'optique d'une prise de responsabilités. Cela PEUT, mais cela ne doit pas forcément. Tu comprends mieux ce que je voulais dire par là ?
Je crois que je m'étais mal exprimé. Je suis désolé.
En gros, ce que je voulais dire par là c'est que souvent ce sont des choses qui viennent naturellement avec l'âge et l'expérience, tout simplement.
Ne t'inquiète pas, je t'ai compris. En fait, je voulais juste préciser que malgré l'air que j'avais de râler, j'étais pas aux abois. Donc, que je prenais avec plaisir tes conseils pour m'améliorer, mais que tu ne penses pas qu'il y ait urgence à cause d'une situation catastrophique.
Gaston Lagaffe a écrit:
Et puis je pense que cela n'exclu pas -surtout pour quelqu'un qui aime lire comme toi - la découverte d'auteurs aussi fabuleux que Thomas d'Ansembourg ou Jacques Salomé ou d'autres encore... Je pense que la découverte de ces auteurs devrait véritablement te plaire. A moins, bien entendu, que tu ne veuilles pas. Auquel cas je respecterai bien sûr ton choix. Mais cela devrait te plaire -et puis t'aider aussi (pour les raisons évoquées auparavant : timidité, peur, affirmation de soi, etc) - je pense. En tout cas je le pense sincèrement.
Si si, je veux bien les découvrir, mais j'attends que tu m'en dises un peu plus. Parce que d'abord, si je suis effectivement amatrice de lecture, j'aime surtout la fiction. Et ensuite qu'en ce qui concerne les livres de théorie... j'aime pas trop la théorie, en tout cas si elle est verbeuse. Si l'argumentation est claire et bien illustrée, OK, mais si ça part dans les méandres de la théorie fumeuse, je ne tiens pas 10 mn ! _________________ Сонька
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Posté le: Mer 24 Mai 2006 20:50 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
- quand tu dis : "depuis que je suis là" : ça fait 6 mois, 1 an, 2 an,... ?
si on compte mes 5 mois de stage, ça fait tout juste 2 ans. (pour te donner une idée du type d'entreprise, de l'ambiance, du "public" : c'est moi la plus ancienne dans le service !)
Ah oui d'accord.
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Mais, si je comprend bien ce que tu m'expliques, pour vous : traduction=projet.
Ah, oui, pardon ! Quand j'ai commencé à travailler, mes parents aussi ne comprenaient pas ce que je voulais dire par "projet". C'est peut-être une question de génération, alors ?
C'est possible oui. Enfin, je sais pas quel âge ont tes parents.
Sonka a écrit:
Ceci dit, ta remarque m'a interrogée. Je suppose que tu vois une différence fondamentale en un projet de construction d'une route par exemple et un projet de traduction ?
Yep (c'est la version "oui" de ma fille ).
Sonka a écrit:
Ca m'intéresserait d'avoir ton avis.
Ok. Ben je te ferai un "mini topo" à ce sujet, car la gestion de projets je pourrai en parler pendant des heures (je bosse en mode projets depuis une dizaine d'années... et il y a quelques années je bossais sur des projets colossaux : 35.000 j.h, budgets>50 Mio d'Euros,...). Mais, j'essaierai de faire un "mini topo" sinon je risque de te saouler. car moi quand je commence à parler d'un truc que je connais, c'est difficile de m'arrêter...
Sonka a écrit:
En fait, je crois que cette incompréhension du mot "projet de traduction" vient peut être d'une méconnaissance du sujet.
C'est même sûr !
Sonka a écrit:
La plupart des gens ne savent de toute façon pas ce qu'est la traduction, mais même quand ils savent un peu, je pense qu'ils s'imaginent qu'on nous donne un papier et qu'on traduit, basta.
Absolument.
Sonka a écrit:
Mais en fait, une traduction de nos jours, c'est tout un projet : il faut souvent extraire les fichiers, les retravailler pour qu'ils soient exploitables, faire des calculs divers, trouver des fournisseurs, établir un devis, créer des mémoires, traduire (ouf !), créer/compléter/valider/utiliser des glossaires ou autres outils de terminologie, planifier une relecture, voire une assurance qualité, intégrer le feedback du client, réintégrer les fichiers au format source, faire de la mise en pages ou de la PAO, facturer...
Eh ben !
Maintenant je comprend mieux pourquoi vous travaillez aussi en mode projets.
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Entre parenthèses : dans le monde industriel ou bancaire ou informatique (où le mode de travail en projet est très ancien - il est issu à l'origine de l'industrie, mais dans les grandes entreprises on travaille en mode projet depuis pas mal d'années), ceux que tu dis "chapeauter les chefs de projet" sont ce qu'on appelle les directeurs de projets.
Et, en général, leurs responsabilités ne se limitent pas à encadrer plusieurs chefs de projet, mais c'est eux qui ont les responsabilités de gérer tous les budgets par exemple (ce que ne font pas les "simples" chefs de projet), et plein d'autres choses encore. Donc, dans ces branches-là, il existe une véritable distinction -formelle- entre ces deux postes. Ceci juste pour te donner une petite explication/info annexe.
Très instructif aussi, ce que tu dis là !
Oh la, faut pas me dire ça sinon moi je suis parti pour en parler pendant des heures.
Je rigole bien sûr.
Sonka a écrit:
En fait, je voulais juste préciser que malgré l'air que j'avais de râler, j'étais pas aux abois. Donc, que je prenais avec plaisir tes conseils pour m'améliorer, mais que tu ne penses pas qu'il y ait urgence à cause d'une situation catastrophique.
J'avais bien compris, t'inquiètes pas.
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
Et puis je pense que cela n'exclu pas -surtout pour quelqu'un qui aime lire comme toi - la découverte d'auteurs aussi fabuleux que Thomas d'Ansembourg ou Jacques Salomé ou d'autres encore... Je pense que la découverte de ces auteurs devrait véritablement te plaire. A moins, bien entendu, que tu ne veuilles pas. Auquel cas je respecterai bien sûr ton choix. Mais cela devrait te plaire -et puis t'aider aussi (pour les raisons évoquées auparavant : timidité, peur, affirmation de soi, etc) - je pense. En tout cas je le pense sincèrement.
Si si, je veux bien les découvrir, mais j'attends que tu m'en dises un peu plus. Parce que d'abord, si je suis effectivement amatrice de lecture, j'aime surtout la fiction. Et ensuite qu'en ce qui concerne les livres de théorie... j'aime pas trop la théorie, en tout cas si elle est verbeuse. Si l'argumentation est claire et bien illustrée, OK, mais si ça part dans les méandres de la théorie fumeuse, je ne tiens pas 10 mn !
Oh ben, dans ce cas, tu vas aimer je pense, car c'est tout sauf de la théorie ! Ils illustrent constamment avec des exemples, et donne des tas de conseils pratiques. Vraiment rien à voir avec un traité scientifique ou théorique.
Mais, tu verras déjà.
D'ailleurs, ils font partie de mes auteurs préférés, avec Paule Salomon aussi, bien sûr, que j'adore lire et relire, et quelques autres encore (peu nombreux, certes, mais toutes/tous excellents).
Paule Salomon a écrit des bouquins géniaux sur les hommes et les femmes (rien à voir avec les conneries de "Mars et Venus").
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Posté le: Mer 24 Mai 2006 22:19 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Gaston Lagaffe a écrit:
car moi quand je commence à parler d'un truc que je connais, c'est difficile de m'arrêter...
T'inquiète, moi c'est pareil ! D'ailleurs, tu ne sais pas encore dans quoi tu t'es lancé en me causant de mon boulot !
Gaston Lagaffe a écrit:
Oh ben, dans ce cas, tu vas aimer je pense, car c'est tout sauf de la théorie ! Ils illustrent constamment avec des exemples, et donne des tas de conseils pratiques. Vraiment rien à voir avec un traité scientifique ou théorique.
Cool. J'essayerai de regarder de mon côté aussi, alors.
Gaston Lagaffe a écrit:
(rien à voir avec les conneries de "Mars et Venus").
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Jeu 25 Mai 2006 06:25 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
car moi quand je commence à parler d'un truc que je connais, c'est difficile de m'arrêter...
T'inquiète, moi c'est pareil ! D'ailleurs, tu ne sais pas encore dans quoi tu t'es lancé en me causant de mon boulot !
Pas grave. De toute façon, le forum est là pour ça.
Et puis, je pense qu'il est important de s'intéresser à des choses pareilles : ce que font d'autres personnes, être à l'écoute, apprendre à connaître ce qu'on ne connait pas, faire preuve d'un peu plus qu'une "simple" ouverture d'esprit, etc.
En tout cas, ce sont -pour moi- des choses importantes. Ne surtout pas s'arrêter à ce que l'on connait, aux apriori que nous avons, etc.
J'aime beaucoup apprendre constamment de nouvelles choses, m'ouvrir à des domaines qui jusqu'alors m'étaient inconnus, découvrir de nouveaux savoirs, acquérir de nouvelles connaissances, etc, etc, etc.
C'est, je crois, quelque chose que l'on perd avec l'âge : beaucoup (trop) d'adultes (j'en rencontre presque tous les jours), surtout à partir d'un certain âge, ne s'intéressent plus à rien. Je trouve ça tellement triste (d'en rester à ce que l'on connait sans ouvrir son coeur et son esprit à d'autres choses). Mais bon, que veut-on, chacun ses priorités dans la vie.
Sonka a écrit:
Gaston Lagaffe a écrit:
(rien à voir avec les conneries de "Mars et Venus").
Ben c'est vrai ! Je ne sais pas si tu as lu ces conneries (pardonnes- moi l'expression), mais franchement les bouquins de Gray ("Mars et Venus",...) c'est vraiment de la connerie en boite. J'ai jamais lu un navet pareil. Faut vraiment n'avoir plus que 2 neurones qui ont survecus pour prendre au sérieux ce qu'il raconte dans ses bouquins.
Alors, je suis entrain de taper les extraits des bouquins de d'Ansembourg et de Salomé pour toi (mais ça prend du temps...), mais comme tu semblais intéressé par l'autre sujet (project management), voici un peu de lecture.
Attention : ces sites, je ne les ai pas pris au hasard, juste en faisant une recherche sur google (comme cela m'arrive souvent), mais certains de ces sites je les connais très bien pour y avoir participé (le 1er), ou les avoir utilisés dans mon travail (le 1er et le 3ème). Donc je te donne vraiment des bonnes lectures, des lectures "éprouvées" si tu préfères.
Alors, je te donne tout d'abord celui que je considère comme l'un des meilleurs sites web consacrés au "project management" :
http://www.gestiondeprojet.com/
L'un des nombreux avantages de ce site c'est qu'il n'est pas uniquement consacré aus projets nouvelles technologies, mais à tout type de projets.
Voilà. Je pense que, plutôt que de te conseiller des bouquins que je connais, je te donne d'abord des lectures "accessibles en ligne"/consultables sur ton ordinateur. Tu me diras si ça te va. Mais si tu préfères des références de bouquins, j'en ai aussi ! Donc à toi de voir et de me dire.
Sujet intéressant GL...
Quand un employé prend des initiatives, que il essaye de gérer son temps et de le planifier, qu'un supérieur détruit tout cela, que ce dit employé explique qu'il n'est pas d'accord pour telle et telle raison, son supérieur répond que c'est lui le chef, il sait mieux que quiconque (même s'il ne connait pas le travail à effectuer et/ou comment arriver au résultat), que doit faire l'employé ?
(en quelques points rejoint un peu le point de vue de Sonka : mais pardon et j'avoue je n'ai pas tout lu...)
Inscrit le: 01 Nov 2005 Messages: 3836 Localisation: Lyon
Posté le: Jeu 25 Mai 2006 15:28 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Gaston Lagaffe a écrit:
C'est, je crois, quelque chose que l'on perd avec l'âge : beaucoup (trop) d'adultes (j'en rencontre presque tous les jours), surtout à partir d'un certain âge, ne s'intéressent plus à rien. Je trouve ça tellement triste (d'en rester à ce que l'on connait sans ouvrir son coeur et son esprit à d'autres choses). Mais bon, que veut-on, chacun ses priorités dans la vie.
Peut-être qu'on se fatigue, au bout d'un moment, dans la vie ? Je veux dire, qu'on se laisse accabler par le travail, la routine, les enfants, la voiture qu'est en panne, le crédit à rembourser, tout ça tout ça... Soucis qu'on a moins quand on est plus jeune, ou auxquels on oppose plus d'énergie ?
Mais sinon, je suis d'accord avec toi sur la nécessité d'apprendre de nouvelle choses, et je dois dire que c'est sans doute l'un des points les plus positifs de mon métier : il m'oblige à découvrir de nouvelles choses tous les jours, et c'est tant mieux !
Sinon, merci pour les liens ! Je vais essayer de prendre le temps de les lire un peu, bien que je manque de temps pour tout. Concernant le premier, j'ai lu les deux premiers articles de cette page, (je sais pas s'ils sont de toi) mais en tout cas c'est très intéressant tout en étant concis. Ca me fait déjà penser à plein de choses. Notamment, le BANC me fait penser aux quelques cours de gestion de projets que j'ai eus, comme c'était appliqué à la trad, on ne nous avait pas présenté les choses de la même façon. Pour nous, les trois critères essentiels, c'était : DELAI - PRIX - QUALITE. Et je le constate au quotidien, c'est le pilier de notre activité ! Donc, je suppose qu'il y a sans doute différentes approches, différentes méthode pour envisager les choses...
Autre question (parce que si j'ai bien compris, c'est dans ce domaine que tu es consultant ?) : je vois dans ces deux articles employés les expressions "les livrables" et "les attendus". Ca se dit, ça, dans le jargon ? Parce que je vois très nettement là-dessous l'anglais (deliverables and expectations), et je dois dire que si ce sont des mots que j'utilise au quotidien en anglais, je n'ai jamais eu à les traduire, mais j'aurais été bien en peine ! Alors si tu me confirmes que ça se dit, je les adopte ! _________________ Сонька
Forum Russie
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Posté le: Ven 26 Mai 2006 01:36 Sujet du message: Re: Le principe Pareto ou la règle des 20/80
Sonka a écrit:
Sinon, merci pour les liens ! Je vais essayer de prendre le temps de les lire un peu, bien que je manque de temps pour tout. Concernant le premier, j'ai lu les deux premiers articles de cette page, (je sais pas s'ils sont de toi)
Non, non, ils ne sont pas de moi.
Moi je n'ai fait qu'écrire de temps à autre sur leur forum.
Sonka a écrit:
mais en tout cas c'est très intéressant tout en étant concis. Ca me fait déjà penser à plein de choses. Notamment, le BANC me fait penser aux quelques cours de gestion de projets que j'ai eus, comme c'était appliqué à la trad, on ne nous avait pas présenté les choses de la même façon. Pour nous, les trois critères essentiels, c'était : DELAI - PRIX - QUALITE. Et je le constate au quotidien, c'est le pilier de notre activité ! Donc, je suppose qu'il y a sans doute différentes approches, différentes méthode pour envisager les choses...
Oui, il y a 36 approches. En fait, il faudrait rentrer dans une longue explication car pour la doctrine il existe des tas de critères/processus différents.
Par exemple, le PMI décrit les activités du management de projet à travers 9 "familles" :
Intégration
Contenu
Délais
Coûts
Qualité
Ressources humaines
Communication
Risques
Approvisionnements
Mais ce serait trop compliqué de te résumer le PMBook en quelques lignes. Par contre, si cela t'intéresse, je pense que tu dois pouvoir le trouver sur internet. Sinon, dis-le moi, je t'en enverrai une version électronique par e-mail.
Sonka a écrit:
(parce que si j'ai bien compris, c'est dans ce domaine que tu es consultant ?)[/size]
Non pas vraiment... mais c'est pas grave.
J'ai effectivement 3 consultants dans mon équipe (plus 1 expert et 1 project manager). Moi je ne fais que gérer les grandes lignes budgétaires, etc (et puis, accessoirement, je suis aussi leur employeur !!).
C'est mon chef de projet qui gère les plannings et qui encadre les équipes au quotidien. Moi je ne travaille plus directement sur les projets. Je vais juste aux réunions du PMO, ou quand il faut négocier les gros contrats ou lors de la signature des contrats. Mais, au jour le jour, dans le "day to day business", je suis beaucoup moins impliqué que mes 5 employés.
Sonka a écrit:
je vois dans ces deux articles employés les expressions "les livrables" et "les attendus". Ca se dit, ça, dans le jargon ?
Les "livrables" oui ça se dit. Les "attendus" je n'en sais rien.
Tu sais, je ne sais pas si je te l'avais déjà dit mais je n'ai jamais travaillé dans un univers/environnement de travail francophone ! Uniquement anglophone et surtout germanophone. Et ce, depuis le début... j'ai commencé à bossé il y a 18 ans, en Allemagne. Et déjà à l'époque j'avais beaucoup d'anglais dans mon travail... Puis sont venues mes années en tant qu'expat (dont envoyé par ma société dans des filiales à l'étranger : USA, Canada, etc). Puis est venu le Luxembourg. Voilà en gros. Mais, à aucun moment dans un environnement de travail francophone... (même au Québec, tout se passait en anglais).
Donc, pour les termes ci-dessus, le premier j'en suis sûr car j'avais un chef de projet francophone dans une de mes équipes en 99 et qui utilisait donc des termes français parfois. Mais pour le second terme, je suis malheureusement incapable de te répondre. Je ne saurais même pas où chercher vu que toutes mes doc., même mes bouquins sur le project management sont en anglais ou en allemand. Désolé.
Encore une chose, vu qu'on parle du sujet : en-dehors du PMI, il existe un autre Institut mondialement reconnu : c'est l'IPMA. Si tu fais une recherche sur internet tu devrais trouver des trucs. C'est en Suisse.
A l'époque où j'étais encore impliqué tous les jours dans le project management, j'avais passé l'une de leurs certifications, et maintenant ils me cassent les c*** en m'envoyant des rappels (car il faut faire renouveller les certifications de l'IPMA... moyennant plusieurs milliers d'Euros par certificat bien entendu...). Enfin, c'était juste une parenthèse ça. Mais ça te permets de voir comment les certifications professionnelles relatives au project management sont un véritable business... Mais bon, il faut avouer que c'est parfois très utile d'être inscrit dans leurs fichiers... et ça m'a déjà bien servi... la fameuse vitamine B, B comme Beziehungen...
Bon, et maintenant je vais me coucher et bouquiner un peu. Car ça a beau être un jour férié, et tout le monde fait le pont demain, mais il se fait tard quand même... A + !
Cette histoire de Pareto, c'est encore une fumisterie de trentenaires qui se croient géniaux après avoir réinventer l'eau tiède.
Je ne suis pas impressionné par une formulation certes lisse et très chic de ce qui n'est qu'un tissu d'évidences : et oui, pas la peine de faire harvard pour se rendre compte que le travail n'est pas une activité productive linéaire. Il y a des jours sans, et des jours avec.
De plus, il est idiot d'isoler les 20% du temps les plus productifs et de prétendre que les 80 autres pour cent devraient être pareils. Car ce que nos génies de la calculette ont oublié, c'est que rien ne se fait en un claquement de doigts : il y a toujours un temps de gestation. Un accouchement a beau ne durer que quelques heures, si on supprime les 9 mois de gestation, on n'a plus de bébé.
Il est louable de vouloir augmenter la productivité, c'est le système qui veut ça. Et c'est sans doute souvent possible. Mais de là à faire des racourcis aussi radicaux au mépris de la connaissance la plus essentiel de l'activité humaine et de ce qu'est 'humain, c'est lamentable.
Franchement, les économistes sont largement surpayés pour ce qu'ils font.
Ceci dit, Gaston Lagaffe, c'est un plaisir de te lire, j'apprends des choses et je ne suis pas aussi méchant que la prose ci-dessus pourrait le faire croire. _________________ - Schatz, zieh Dich an, wir gehen raus
- nee, zieh Dich aus, wir gehen ran.
http://polyglossie.blogspot.com
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Ven 26 Mai 2006 14:36 Sujet du message:
ElieDeLeuze a écrit:
Ceci dit, Gaston Lagaffe, c'est un plaisir de te lire, j'apprends des choses et je ne suis pas aussi méchant que la prose ci-dessus pourrait le faire croire.
Il n'y a aucun souci Elie.
Si j'ai exposé cette théorie, c'est simplement pour informer les lecteurs/trices du forum de son existence.
Exposer une idée/théorie n'est pas partager cette idée/théorie...
En ce sens, j'apprécie justement que des gens viennent mettre en doute ces idées & théories.
Donc, tu vois, pas de soucis Elie.
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Sam 27 Mai 2006 10:59 Sujet du message:
fleurdelotus a écrit:
Sujet intéressant GL...
Quand un employé prend des initiatives, que il essaye de gérer son temps et de le planifier, qu'un supérieur détruit tout cela, que ce dit employé explique qu'il n'est pas d'accord pour telle et telle raison, son supérieur répond que c'est lui le chef, il sait mieux que quiconque (même s'il ne connait pas le travail à effectuer et/ou comment arriver au résultat), que doit faire l'employé ?
(en quelques points rejoint un peu le point de vue de Sonka : mais pardon et j'avoue je n'ai pas tout lu...)
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