Inscrit le: 28 Nov 2006 Messages: 2126 Localisation: Alsace
Posté le: Ven 23 Mai 2008 06:31 Sujet du message: Langues régionales;il était temps!
Les langues régionales "entrent" enfin dans la Constitution.Cette reconnaissance d'une évidence n'apporte rien de concret,mais c'est déjà un début!
Voir à ce sujet la réaction de l'UDB (Union Démocratique Bretonne),classée à gauche.
http://www.ouest-france.fr/Langues-regionales-vers-la-reconnaissance-/re/actu_B/actu_8619-634647------_actu.html _________________ Zwei Dinge sind unendlich.Das All und die menschliche Dummheit.Beim All bin ich mir noch nicht ganz sicher.(Albert Einstein.)
Inscrit le: 07 Mai 2008 Messages: 206 Localisation: Rhône-Alpes
Posté le: Ven 23 Mai 2008 23:32 Sujet du message:
et pendant ce temps-là, dans les nouveaux programmes de l'école primaire, pour la rentrée 2008, il n'y aura plus de "premier contact avec une langue étrangère" en maternelle...
c'était dans les anciens programmes que j'appplique encore jusqu'à mi juillet, puis ensuite je serai hors-la-loi, mais je suis censée ne plus faire d'allemand en maternelle.
Inscrit le: 28 Nov 2006 Messages: 2126 Localisation: Alsace
Posté le: Sam 24 Mai 2008 08:01 Sujet du message:
Je ne comprends pas très bien ta réaction,Lynette.Tu es pour ou contre la reconnaissace des langues régionales dans la constitution.
Pour ma part,j'ai bien peur que cette mesure,qui ne coûte rien,mais qui,à mon sens était nécessaire,ne soit pas suivie d'effets.(enseignement,médias,administrations).
On a un gouvernement qui est,en effet spécialiste de "lancer des idées",qui surtout ne doivent rien couter,pour donner l'impression du mouvement;lecture de la lettre de Guy Môquet,parrainage d'un enfant de la Shoah,enseignement de l'esclavagime dans les cours d'histoire(alors que ça se faisait déjà!!!) et j'en oublie sûrement d'autres encore.
Sur le plan des langues régionales,je souhaite ardamment que l'avenir me donne tort,mais je suis très sceptique!
_________________ Zwei Dinge sind unendlich.Das All und die menschliche Dummheit.Beim All bin ich mir noch nicht ganz sicher.(Albert Einstein.)
Inscrit le: 07 Mai 2008 Messages: 206 Localisation: Rhône-Alpes
Posté le: Sam 24 Mai 2008 08:21 Sujet du message:
Bonjour Michelmau !
je n'ai rien contre la reconnaissance des langues régionales dans la constitution, je ne m'y connais même pas dans ces domaines (langues régionales ET constitution) donc en fait, je ne sais pas à quoi ça sert de faire ça.
J'ai vu "langues régionales" et j'ai tout de suite associé ça, à ce qui me préoccupe en ce moment (tu sais, comme une ivrogne au comptoir, tu lui parles d'un truc, elle te répond presque, mais pas vraiment et surtout à côté de ton sujet )donc moi j'ai tout de suite pensé au saccage actuel des programmes scolaires que j'applique dans mon métier que j'adore, mais que le gouvernement s'acharne à mettre à mal, ainsi que n'importe quel secteur du service pulic depuis des mois...
je me suis dit "ils reconnaissent les langues régionales, super pour elles, mais pendant ce temps, ils suppriment les langues étrangères en maternelle".... voilà ce que je me suis dit (enfin l'ivrogne qui est en moi, bien sûr )
donc désolée d'avoir parasité ton post, je déguerpis d'ici fissa !
Inscrit le: 03 Jan 2006 Messages: 278 Localisation: Bangkok
Posté le: Lun 26 Mai 2008 12:02 Sujet du message:
Je lis plutôt Libération que le Figaro, mais là je suis autant écoeurée par les lecteurs de l'un que de l'autre. Les réactions jacobines et obtues de certains me feraient vomir si je n'étais pas imunisée, depuis le temps qu'on roule les langues régionales dans la boue ! Sur Ouest-France, évidemment, les lecteurs sont plutôt heureux de cette avancée, même si on se demande un peu ce qui va arriver ensuite.
Inscrit le: 28 Nov 2006 Messages: 2126 Localisation: Alsace
Posté le: Lun 26 Mai 2008 16:44 Sujet du message:
Je partage tout à fait ton avis sur la question ,Maïwenn.Tu connais aussi bien que moi et même mieux,les arguments de ceux pour qui les langues régionales ne sont que des vestiges du passé et qui,au nom d'une "modernité" qu'on voudrait nous faire passer pour le fin du fin,nous disaient,il y a dix ans,"qu'à l'heure de l'Europe".....et nous disent aujourd'hui "qu'à l'heure de la mondialisation"...Je te laisse le loisir de complèter!
Pour prendre l'exemple du breton,il parait(je crois avoir lu ça dans le "guide vert" de la Bretagne),qu'il resterait 250000 bretonnants.D'où sort cette statistique?...Je l'ignore totalement,mais ça ne fait pas beaucoup,alors de deux choses l'une:ou bien on donne aux langues régionales les moyens d'être diffusées,enseignées,revivifiées par la télé et la radio....ou alors,on donne un susucre pour faire patienter....jusqu'à la mort du dernier locuteur.
En 1777 disparaissait en Cornwall anglaise,Dolly Pentraeth,marchande de poisson et la dernière a avoir parlé le cornique,cette langue si proche du breton.Moi,je suis persuadé,mais je souhaite me tromper,qu'il s'agit là d'une mesure purement formelle qui n'aura pas de conséquences réelles et palpables en faveur des langues minoritaires.
Je laisse la parole à P.J Hélias:
"Ma yez a gan e doare Breiz
A gane,kentoh,fell din lared,
Pellaat a ra he mouez bewech
Ma tiskenn korv eur houer en douar,
Dolly Pentraeth."
"Ma langue chante son breton,
Le chantait plutôt,je veux dire,
Sa voix s'éloigne à chaque fois
Qu'on met en terre un laboureur,
Dolly Pentraeth."
_________________ Zwei Dinge sind unendlich.Das All und die menschliche Dummheit.Beim All bin ich mir noch nicht ganz sicher.(Albert Einstein.)
Inscrit le: 03 Jan 2006 Messages: 278 Localisation: Bangkok
Posté le: Lun 26 Mai 2008 16:59 Sujet du message:
Le conseil régional, entre autres, fait des enquêtes pour connaître le profil des bretonnants. Et c'est pas super : On estimait en 2001 qu’il restait 270 000 locuteurs bretons qui continuaient de décliner au rythme effrayant de 10 000 personnes par an. Car 64 % des bretonnants ont plus de 60 ans et seulement 4 % moins de 40 ans. (Oui au breton
Inscrit le: 27 Mar 2008 Messages: 556 Localisation: Eisacktal
Posté le: Lun 26 Mai 2008 17:23 Sujet du message:
Une langue régionale ne vit que si on la pratique sur le tas, dans la vie de tous les jours, et surtout si elle a le niveau de "langue officielle" sur un territoire donné. Sinon, c'est de la foutaise, du folklore, on parlerait une langue morte tout comme on danse dans un costume folklorique qui n'a rien à voir avec la région en question (exemple: une bigouden en costume vannetais et vice-versa, ou une Alsacienne du Sundgau habillée comme une femme de l'Alsace bossue). Si j'apprends l'occitan, j'apprendrai certainement la variante de Toulouse ou de Montpellier, avec la graphie "classique", et j'aurai bonne mine en Provence avec une autre prononciation et la graphie mistralienne.
Chez nous, au Sud-Tyrol, c'est la même chose avec le ladin (la 3e langue officielle, qui n'est reconnue que sur le territoire où on la parle). Je connais plus ou moins la variante mareo, mais le ladin "standard" (écrit) est celui du Val Ghërdeina. C'est pareil en Suisse, dans les Grisons, avec le romanche. Quand je vais en Suisse, je suis confronté à la variante "vallader" du Val Mustair, qui n'est pas le romanche "standard".
En Lorraine, on réapprend plus ou moins le francique du côté de Thionville, parce que c'est pratiquement la même langue qu'au Luxembourg, où l'on embauche dans le tertiaire. Mais pendant des décennies, on a tout fait pour que l'on perde l'usage de cette langue. Une langue régionale ne sert à rien si elle ne s'appuie pas sur une langue nationale ou à fort potentiel derrière la frontière, comme c'est le cas du catalan au Roussillon. _________________ Wat heescht hei schlecht behuelen
‘t as dach näischt geschitt.
HIC PATRIAE FINES SISTE SIGNA
HINC CETEROS EXCOLVIMVS LINGVA LEGIBVS ARTIBVS
Inscrit le: 03 Jan 2006 Messages: 278 Localisation: Bangkok
Posté le: Lun 26 Mai 2008 17:47 Sujet du message:
Les variantes dialectales, c'est un des arguments utilisés par les opposants aux langues minoritaires : "Regardez ces bouffons, ils savent même pas s'entendre entre eux, et ils veulent qu'on reconnaisse leur soit disant langue ?"
Dans les faits, un Bigouden comprend bien un Trégorrois. Bon, le vannetais c'est plus difficile, mais on peut s'adapter. Au Québec je ne comprends pas toujours tout non plus, il m'est même arrivé de me demander si mes hôtes parlaient vraiment en français. Pourtant personne ne conteste que le français est une langue... Je ne sais pas comment c'est pour les autres langues, mais je serais étonnée d'apprendre que les différents dialectes ne soient pas mutuellement intelligibles.
C'est vrai que les locuteurs eux-mêmes prétendent souvent ne pas comprendre les voisins, mais ce sont plutôt des querelles de clochers que des soucis linguistiques. La preuve, en général ils disent : Eux, là bas, ils disent "beure" alors que nous, on dit "mintin". Mais c'est bien la preuve qu'ils connaissent et comprennent les deux mots, même s'ils n'en utilisent qu'un chez eux !
Posté le: Mar 17 Juin 2008 08:38 Sujet du message: Les priorités de l'Education Nationale
Bonjour
Je viens réagir à mon tour. Je pense qu'une langue est faite pour qu'un grand nombre de personne puissent communiquer. Quand j'étais moi même à l'école, je ne comprennais pas vraiment l'intéret de l'anglais par exemple. C'est quand j'ai eu à communiquer avec des gens qui ne parlait pas ma langue maternelle que cet outil s'est avéré indispensable. Il ne faut pas se leurrer, l'anglais est bien plus utile que n'importe quel langue régionale.
Travaillant dans l'éducation avec un public particulièrement non scolaire, je crois que les priorités de l'enseignement primaire devraient être la langue française, la langue anglaise (l'allemand n'est pas aussi pratique pour communiquer en Europe), le calcul et l'éducation civique. Je ne crois pas qu'il soit judicieux de laisser à l'enseignant ou à l'école le choix d'enseigner telle ou telle langue régionale. D'autant plus que de plus en plus de gens changent de région plusieurs fois dans leur vie.
Les langues parlées par un nombre restreint de personnes favorisent il me semble le régionalisme qui n'est pour moi qu'une forme de communautarisme. Déjà que certains bretons ou corses ont du mal à se sentir français alors que de chemin parcourir pour se sentir européen.
Inscrire les langues régionales dans la constitution c'est selon moi aussi incongru qu'y inscrire le steak frites (inventé d'ailleurs par les anglais) ou le judo...
C'est une époque où nous, européens, devons chercher à nous rapprocher plutot qu'à nous différencier... Vive le régionalisme européen
Inscrit le: 27 Mai 2008 Messages: 11 Localisation: Breizh (Bretagne)
Posté le: Mar 17 Juin 2008 10:24 Sujet du message: ouh la la!
Je viens de lire quelques réactions qui me font bondir, notamment celle sur "l'utilité" de la / d'une langue.
Une langue n'est pas faite pour qu'un grand nombre de personne puisse communiquer. C'est prendre le principe d'une langue à l'envers. Une langue est faite par des gens qui communiquent. Puis viennent les divers poids économique, politique, etc. qui font peser la balance pour la pratique par le plus grand nombre de telle ou telle langue.
Si nous partons d'un principe d'utilité "commerciale", alors arrêtons tout de suite de parler français parce que le plus grand nombre parle anglais, que c'est la langue commerciale internationale. Et que, finalement, à l'échelle mondiale, lorsque l'on défend la langue française, nous faisons un repli identitaire.
Je ne pense pas que l'on puisse se placer dans une optique d'utilité lorsque l'on parle des langues. On parle d'identité, de culture. Une langue a l'utilité que l'on en fait. Personnellement je travaille en breton, elle m'est donc utile dans ce sens. Grâce à elle je gagne ma vie.
J'ai des amis qui parlent breton, j'ai une vie sociale en breton, elle m'est donc utile pour communiquer. Mais avant de m'être utile sur un quelconque plan, elle fait partie de moi.
Secundo, je ne vois pas en quoi parler français est moins communautariste que de parler breton. Il n'y a pas chez ceux que je connais d'idée de rejet de l'autre, il y a simplement une envie de s'exprimer dans la langue de son peuple, un peuple qui a une histoire (que l'on n'apprend pas en cours).
On ne peut pas non plus argumenter sur l'histoire passée (d'un royaume est né un duché, d'un duché des département français) puisque, l'Histoire tout comme l'utilité, se fait par l'Homme. Rien n'est immuable. Aujourd'hui l'anglais est d'influence internationale, hier c'était le français, l'italien, l'allemand... demain ça sera peut-être le chinois ou même le breton, qui peut le dire, et surtout qui peut interdire à des gens, à un peuple, de prendre son destin en main?
Je crois que dans ce débat, qui touche tout le monde (ou presque), beaucoup parlent sans savoir, parfois simplement dans une honnête ignorance, parfois avec un désir malsain et une bonne dose de repli, parfois avec une certaine nostalgie du colonialisme et du bon sauvage.
En breton on dit "ur c'hleuz ne vez ket savet eus un tu hepken" (Un talus ne se fait pas que d'un seul côté), comprenez qu'il vaut mieux entendre deux sons de cloche qu'un seul.
Avant de réagir de façon un peu allergique essayer d'en apprendre un peu plus sur les gens, sur l'histoire.
Nous pouvons très bien vivre dans un même pays, avec une langue commune et des langues dites régionales (je rappelle que la France n'est qu'une région du monde).
De plus, aucune langue n'apporte plus de lumière qu'une autre. L'être humain est un barbare depuis des siècles, qu'il ait parlé latin, grec, égyptien ou, plus récemment, français.
Ne faites pas preuve, s'il vous plaît d'un totalitarisme aveugle. Il ne s'agit pas en Bretagne, d'imposer la langue à tous, mais de donner le droit à ceux qui veulent l'apprendre de le faire. Au contraire de ce qui a été fait pour le français. Lorsqu'un Etat se construit sur la vexation des personnes, il ne faut pas s'étonner qu'un jour ça lui revienne à la figure.
Je dis cela en toute sympathie, en espérant n'avoir insulté personne. Sinon, toutes mes excuses.
Inscrit le: 03 Jan 2006 Messages: 278 Localisation: Bangkok
Posté le: Mar 17 Juin 2008 10:33 Sujet du message:
bon alors... parler breton ou corse n'est absolument pas un obstacle à la maîtrise de l'anglais ! Au contraire, plus on connaît de langues, plus c'est facile à apprendre. Regardez les enfants scolarisés en milieu bilingue, je suis sûre que leur niveau d'anglais est meilleur que celui des unilingues. En tout cas je me rappelle que j'étais épatée par l'anglais des collégiens de Diwan quand j'avais 12-13 ans. Ils avaient l'air de le maîtriser beaucoup mieux que moi ! Depuis j'ai progressé en anglais, j'ai appris le breton et puis le danois, et puis le thaï... je ne vois pas en quoi le breton m'a pénalisée ! Au contraire, c'était facile pour moi de comprendre qu'en danois le sujet est toujours en 2ème position, comme en breton.
Si je me souviens bien du référendum de Maastricht et des suivants, la Bretagne est une des régions les plus europhiles ! Alors renfermés ces Bretons ? Personnellement je me sens d'abord bretonne, puis européenne. Française aussi, je ne renie pas ma nationalité officielle, mais ça me touche moins. Et ne va pas croire, Bucephale, que je rejette la France pour autant, la preuve c'est que je suis prof de français et que j'apprécie particulièrement d'enseigner la civilisation française !
Posté le: Mar 17 Juin 2008 11:56 Sujet du message: Et pourtant elle tourne...
Le français est une très belle langue, c'est sûr. Pourtant il n'existe pas qu'un seul langage qui se réclame être du français. Ce ne sont pas les professeurs de français qui diront le contraire. De nombreux mots apparaissent dans certaines régions, disparaissent dans d'autres, ne sont plus utilisés dans leur sens premier. Je trouve qu'il est déjà difficile de s'y retrouver dans les différents idiomes à base de français alors de là à enseigner une langue régionale à un petit groupe de personnes qui auront toutes les chances de ne pas la pratiquer toute leur vie, c'est un luxe qui n'est pas forcément compatible avec ce que j'appelle l'école de la République.
Quand j'entends mes élèves me dire qu'ils ne comprennent pas tous les mots que j'emploie je me dis qu'ils sont handicapés pour aller chercher du travail en dehors de leur ville, en l'occurrence Marseille.
L'enseignement des langues en France pourtant faute de commencer parfois très tôt est le plus souvent inefficace. Certains ont la chance de la pratiquer très souvent grâce à une situation géographique, à des voyages d'immersion, à leur milieu familial mais ce n'est pas le cas de la majorité de tous les élèves. Les facilités pour apprendre les langues viennent plus de ces facteurs que du nombre le langues pratiquées.
Il n'empêche que l'intérêt d'un langue est de permettre aux gens de communiquer. Communiquer des idées, des informations, des sentiments, des points de vue, bref, tout ce qui fait de nous des êtres sociaux. Plus de gens pratiqueront et maîtriseront un ou plusieurs langages communs, moins les différences culturelles seront un obstacle à l'entente.
On peut apprendre plein de choses hors école. Mis à part dans quelques départements de l'est, le catéchisme est une activité extra scolaire par exemple. Pourtant la majorité des français sont relativement catholiques.
A mon avis, et malheureusement pour moi, on peut choisir une option langue régionale au concours pour devenir professeur des écoles, ce n'est pas l'esprit de l'école de la République.
Bon je sais qu'il y a plein de contre exemples comme par exemple l'enseignement du latin ou du grec ancien mais l'enseignement de ces deux langues donne une culture nécessaire à la connaissance pointue de nombreuses langues.
Il est bien évident que ce n'est que mon opinion et qu'il ne prévaut sur aucun autre.
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8Suivante
Page 1 sur 8
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum