Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Ven 24 Fév 2006 09:37 Sujet du message:
theresa a écrit:
Darf ich mich noch einmal auf deutsch melden ?
Selbstverständlich darfst Du.
theresa a écrit:
Brett, bist Du so nett und übersetzt meinen Beitrag für die anderen, ja ?
"Null problemo" (Zitat => "Autor" : ALF)
Plus sérieusement : Ich probier's mal
Traduction du commentaire de Theresa :
Ce qui est choquant aux yeux des Français (ou doit être choquant), à savoir les différents "standards" d'éducation dans les différents Länder, est pour nous une normalité. Cela est lié au fait que dans beaucoup de domaines politiques, les Länder ont une indépendance forte par rapport à l'administration et au gouvernement fédéral. Cette situation doit être expliquée historiquement : l'Allemagne a toujours été très marquée par le fédéralisme. Le pays allé au plus mal, lorsqu'il était régi centralement (1933-1945), cette expérience a marqué profondement l'Allemagne. C'est pourquoi les Länder veulent et peuvent déterminer eux-mêmes les contenus de l'éducation dans leurs écoles et ne rien se laisser imposer par Berlin (selon la constitution allemande actuelle, les Länder portent seuls la responsabilité des contenus de l'éducation dans leurs écoles).
La politique éducative/scolaire mené dans chaque Land correspond à "l'idéologie" du gouvernement au pouvoir dans chaque Land. Depuis de nombreuses années, la CDU/CSU (conservatrice) régit les Länder du sud, tandis que dans les autres Länder la préférence va souvent au SPD (sociaux-démocrates). Chaque parti veut, pour ainsi dire, "récompenser" son électorat à travers la politique éducative et scolaire. Dans le sud de l'Allemagne, le niveau des écoles est plus élevé, l'éventail des matières est plus large/diversifié, les règles plus strictes et les performances des élèves meilleures. C'est aussi pourquoi il y a moins de lycéens. La même image se développe aussi dans les nouveaux Länder de Saxe et de Thuringe.
Dans les régions, dans lesquelles les ouvriers sont plutôt domiciliés, et où généralement c'est le SPD qui est élu et qui décide donc de la politique scolaire/éducative, le but poursuivi est d'offrir au plus grand nombre possible d'enfants (d'ouvriers) une formation scolaire aussi élevée que possible, toutefois sans que les déficits du milieu familial soient compensés par des mesures de soutien. On a toujours appelé cela l' "égalité des chances". Pour avoir du succès avec ce modèle, il a fallu abaisser le niveau d'instruction, particulièrement au Gymnasium (collège et lycée) et à la Realschule, et cet abaissement du niveau d'instruction s'est poursuivi jusque dans les universités. Je connais des étudiants que après 13 années scolaires ne maîtrisent toujours pas l'orthographe.
Il existe une conférence des ministres de la culture et de l'éducation de tous les Länder, qui se mettent d'accord sur une partie des contenus d'instruction/éducation généraux dans leurs écoles. En outre, chaque Land peut transposer les décisions de cette conférence des ministres selon l'idéologie du parti dominante/régissant dans le Land.
Plus un parti restait longtemps au gouvernement, plus les différences dans l'éducation sont devenues fortes. Les 16 "petites Allemagnes" (comprenez par là : les 16 Bundesländer) étaient heureux avec cette situation.
C'est seulement depuis les études PISA que ces importantes différences ont été mis à nu. On a reconnu beaucoup trop tard qu'il y a de plus en plus de familles qui doivent déménager et que leurs enfants souffrent des différences de niveaux entre les écoles. Et progressivement, dans les Länder gouvernés par le SPD, la constatation s'impose peu à peu qu'on ne rend pas un service aux enfants en leur rendant l'apprentissage scolaire trop facile, en "leur offrant" un baccalauréat qui n'a aucune valeur dans le propre État, et qui fournit un état du savoir beaucoup plus faible que celui des enfants de nos voisins, dans les autres Länder.
Dès lors, beaucoup d'idées ont été examinées et des mesures ont été prises, pour atteindre une amélioration. On a décidé p. ex. des normes de qualité obligatoires pour l'instruction et des examens centraux.
C'est bien. C'est un début au moins. Toutefois, il est à mon avis tout aussi important que la mentalité change dans les têtes des parents et des enfants.
Avoir le droit d'apprendre n'est pas une punition, mais un cadeau (une chance) !!!
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Ven 24 Fév 2006 11:06 Sujet du message:
fleurdelotus a écrit:
Mais oui il y a des points positifs du système scolaire allemand !
Je voulais de mon coté parler aussi des points négatifs car nous n'en entendons pas parler en Fr. C'était en quelque sorte vous faire passer de l'autre côté de la barrière en "insider".
Les points positifs : les enfants sont très responsables, plus indépendants depuis leur plus jeune âge. Comme les parents travaillent, ils se doivent de faire des activités les après-midi pour s'occuper. Souvent ils finissent l'école après le 5. Block (vers les 12.00), mais il n'est pas rare qu'ils aient aussi le 6. Block (vers les 13.00). Et eux n'ont pas d'école l'après-midi (mais à cela moins de vacances scolaires que les FR)...
Pour information : le nombre de jours de cours/d'enseignement par an s'élève à 215 jours (en moyenne) en Allemagne et à 155 jours en France (statistiques issues d'EURYDICE, le réseau d'information sur l'éducation dans l'Union Européenne). Voilà pourquoi Fleurdelotus disait que les Allemands ont -beaucoup- moins de vacances scolaires que les Français.
Concernant l'éducation morale et religieuse, qui n'a rien à voir avec du cathéchisme, il faut noter que la France est le seul pays en Europe à ne pas avoir de cours d'éducation morale et religieuse obligatoire à l'école.
Autres données statistiques officielles :
Concernant les heures d'enseignements :
- En école primaire, le nombre d'heures par an s'élève à 564 heures au début de la scolarité en Allemagne (vers 6 ans) et à 705 heures au cours de la scolarité (vers 9 ans). A titre de comparaison : En France, 926 heures du début à la fin.
- Dans le 1er cycle secondaire, 733 à 1015 heures d'enseignement par an, répartis sur 188 à 208 jours par an, pour l'Allemagne. En France : 739 à 869 heures par an, répartis sur 158 jours.
Et, toujours dans le 1er cycle secondaire, le nombre d'heures par semaine est de 26 à 36 x 45 minutes (une "Unterrichtsstunde" dure 45 minutes en Allemagne). En France : 25 à 30 x 55 minutes.
- Dans le 2ème cycle secondaire, 733 à 1015 heures d'enseignement par an, répartis sur 188 à 208 jours, pour l'Allemagne. En France : 855 à 1041 heures par an, réparties sur 158 jours.
Le nombre d'heures par semaine étant, toujours dans le 2ème cycle secondaire, de 30 à 33 x 45 minutes en Allemagne. En France : 29 à 33 x 55 minutes.
Autre chose, à savoir :
La répartition entre enseignements professionnel et enseignement général :
En Allemagne : 80% enseignement professionnel, 20% enseignement général.
En France : 45% enseignement professionnel, 55% enseignement général.
On voit donc bien la différence entre ces modèles : d'un côté un orientation précoce vers des filières professionnelles, et donc des objectifs plus pragmatiques (apprendre un métier), qui correpondent d'ailleurs plus aux traditions des pays du "nord" (Hollande, Belgique, Luxembourg, Allemagne), alors que de l'autre côté les pays du "sud" de l'Europe (Italie, Espagne, Portugal, France) privilégient l'enseignement général, le collège unique indifférencié, etc.
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Posté le: Ven 24 Fév 2006 11:41 Sujet du message:
theresa a écrit:
Um mit diesem Modell Erfolg zu haben, mußte also das Unterrichtsniveau, besonders am Gymnasium und an der Realschule, gesenkt werden und wurde an den Universitäten fortgesetzt. Ich kenne Studenten, die nach 13 Schuljahren immer noch nicht die Orthographie beherrschen.
A nouveau, le problème du nivellement par le bas et de jeunes qui ne maîtrisent pas les fondamentaux tels que l'orthographe alors même qu'ils vont jusqu'au lycée et jusqu'au bac, il existe aussi en France. Mais là, justement, j'aurais cru que a plus grande indépendance sinon des écoles au moins des Länder allemands aurait permis de traiter mieux ce problème que dans le système français. En effet, en France, j'ai l'impression que ce système de programmes imposés au niveau national pousse à toujours plus de matières, toujours plus de champs d'études : il faut faire de l'art, de la musique, du sport, pour que nos petits soient bien dans leur tête ; il faut faire de plus en plus de langues parce que c'est important, il faut faire de l'informatique parce que c'est important... et on en oublie le plus important : lire, écrire, compter ! J'aurais cru qu'un système plus libre comme celui allemand permettrait justement de s'adapter au moins un peu mieux aux élèves... _________________ Сонька
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Concernant les heures d'enseignements :
- En école primaire, le nombre d'heures par an s'élève à 564 heures au début de la scolarité en Allemagne (vers 6 ans) et à 705 heures au cours de la scolarité (vers 9 ans). A titre de comparaison : En France, 926 heures du début à la fin.
- Dans le 1er cycle secondaire, 733 à 1015 heures d'enseignement par an, répartis sur 188 à 208 jours par an, pour l'Allemagne. En France : 739 à 869 heures par an, répartis sur 158 jours.
Et, toujours dans le 1er cycle secondaire, le nombre d'heures par semaine est de 26 à 36 x 45 minutes (une "Unterrichtsstunde" dure 45 minutes en Allemagne). En France : 25 à 30 x 55 minutes.
- Dans le 2ème cycle secondaire, 733 à 1015 heures d'enseignement par an, répartis sur 188 à 208 jours, pour l'Allemagne. En France : 855 à 1041 heures par an, réparties sur 158 jours.
Le nombre d'heures par semaine étant, toujours dans le 2ème cycle secondaire, de 30 à 33 x 45 minutes en Allemagne. En France : 29 à 33 x 55 minutes.
C'est très interessant de voir le nombre d'heures de cours : avec 1/4 de de jours de classe en moins, les jeunes Français ont de 30 à 80 % d'heures en plus en école primaire ...
Je me demande si on ne fait pas du bourrage de crane chez nous ... C'est bien d'apprendre mais à trop vouloir en faire ingurgiter, ne pensez-vous pas qu'on risque plus de créer un rejet ? _________________ Frankreich Forum | Französische Musik | Französische Filme
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Posté le: Ven 24 Fév 2006 13:37 Sujet du message:
Il y a un truc que je ne comprend pas et qu'il faut qu'on m'explique. Je viens de lire avec horreur et stupéfaction un truc dans le bouquin "L'Europe et l'éducation" de Joseph Giordani (publié par le CRDP centre régional de recherches pédagogiques de Nice) :
Origine sociale des élèves de Terminale scientifique (C, D, etc) en France :
Enfants de cadres supérieurs : 20% en 1967 ; 40% en 1980
Enfants d'ouvriers : 18 % en 1967 ; 9% en 1980.
Pire encore :
Origine sociale des femmes dans l'enseignement supérieur en France :
Enfants (filles) de cadres supérieurs : 32% en 1er cycle et 36% en 3e cycle
Enfants (filles) d'ouvriers : 15% en 1er cycle et 7% en 3e cycle.
Là je suis horrifié. Je n'aurais jamais pensé ça du système français de l'école universelle, du maximum de gens au BAC, etc.
L'universalisme du système français aurait-il eu les conséquences inverses de la volonté de ses créateurs ? moins d'ouvriers que dans le passé ? moins de filles d'ouvriers aussi ?
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Ven 24 Fév 2006 14:06 Sujet du message:
Sonka a écrit:
theresa a écrit:
Um mit diesem Modell Erfolg zu haben, mußte also das Unterrichtsniveau, besonders am Gymnasium und an der Realschule, gesenkt werden und wurde an den Universitäten fortgesetzt. Ich kenne Studenten, die nach 13 Schuljahren immer noch nicht die Orthographie beherrschen.
A nouveau, le problème du nivellement par le bas et de jeunes qui ne maîtrisent pas les fondamentaux tels que l'orthographe alors même qu'ils vont jusqu'au lycée et jusqu'au bac, il existe aussi en France. Mais là, justement, j'aurais cru que a plus grande indépendance sinon des écoles au moins des Länder allemands aurait permis de traiter mieux ce problème que dans le système français. En effet, en France, j'ai l'impression que ce système de programmes imposés au niveau national pousse à toujours plus de matières, toujours plus de champs d'études : il faut faire de l'art, de la musique, du sport, pour que nos petits soient bien dans leur tête ; il faut faire de plus en plus de langues parce que c'est important, il faut faire de l'informatique parce que c'est important... et on en oublie le plus important : lire, écrire, compter ! J'aurais cru qu'un système plus libre comme celui allemand permettrait justement de s'adapter au moins un peu mieux aux élèves...
En Allemagne, les choix éducatifs sont surtout axé sur une orientation précoce (vers l'âge de 10 ans environ, donc bien avant la fin de la scolarité obligatoire) destinée à favoriser l'insertion sociale et professionnelle future de l'élève.
L'enfant allemand entre dans la majorité des Länder à 6 ans à l'école primaire ; en général après 4 ans d'enseignement (il y a quelques variations suivant les Länder), il est orienté, c'Est-à-dire que sa voie est tracée même si entre 10 et 12 ans les passerelles sont encore théoriquement possibles ; environ les trois quarts des enfants allemands partent ainsi vers une formation courte suivie d'une formation professionnelle, à la Hauptschule, ou vers une formation de type école moyenne, à la Realschule. Seul un quart entre dans le secondaire général : Gymnasium.
Mais à la différence de beaucoup de pays européens (dont la France), le choix de l'enseignement technique et professionnel est un choix positif, d'une part parce qu'il est le choix fondamental du système éducatif, d'autre part parce qu'il existe des possibilités ultérieures de faire des études à l'intérieur de ce qu'on appelle le "système dual" (c'est-à-dire par alternance entre le lieu de formation et celui du travail).
Les entreprises assurent, en effet, la formation des élèves du circuit professionnel et elles le font par des maîtres de stages reconnus comme de vrais formateurs et préparés pour cette fonction.
Comme le système éducatif allemand privilégie l'insertion sociale et professionnelle, la formation des enseignants se fait naturellement plus attentive aux procédures d'orientation des enfants (elle se différencie selon les filières d'enseignement auxquelles se destine le futur enseignant).
Et le problème de l'échec scolaire par exemple ne se pose pas vraiment en Allemagne, du moins pas avec autant d'acuité qu'en France, car il se trouve en partie résolu par le fait que le système, avec ses trois filières d'orientation (Hauptschule, Realschule, Gymnasium), module le niveau d'exigences et limite les risques d'échecs.
Dans un système comme le système français, qui a refusé les filières pour des raisons idéologiques et suite à un âpre débat sur l'école unique et ce qu'on appelle "le tronc commun", comme solution pour répondre aux deux demandes sociales de qualité et d'équité, l'échec scolaire est un sujet beaucoup plus sensible. La France, comme l'Italie, l'Espagne, la Grèce ou le Portugal, sont des pays plutôt habités par l'idéal égalitaire de l'école unique (scandinave) alors que par tradition pédagogique, ils ont souvent une uniformité de méthodes et des exigences qui se traduisent par des contrôles des connaissances, des contraintes d'examens et de notes, et une pratique plus habituelle du redoublement.
Donc, en France on favorise plutôt l'acquisition de connaissances, alors qu'en Allemagne on favorise l'insertion sociale et professionnelle des enfants.
D'ailleurs, dans les pays qui favorise l'orientation vers un métier, comme c'est le cas de l'Allemagne, mais aussi des Pays-Bas, de la Belgique ou du Luxembourg, ce qui conduit à un apprentissage sanctionné par un diplôme, cette voie est très appréciée !
Contrairement à la France, elle est souvent à la base de solides carrières professionnelles (même chez des bacheliers qui font ce choix de crainte de ne pas pouvoir poursuivre en faculté).
Et les écoles qui dispensent ces formations professionnelles étant englobées dans des groupements d'établissements jumelés avec des entreprises du Land, il s'ensuit une plus grande facilité d'insertion et d'emploi des jeunes diplômés : le "système dual" permet une alternance entre cours et période en entreprise, ce qui induit une insertion professionnelle beaucoup plus harmonieuse.
En gros, la plupart des pays du "nord" (All, PB, etc) ont des systèmes scolaires à finalités professionnelles. D'ailleurs, il suffit d'observer qu'en Allemagne le pourventage de bacheliers (Abiturienten) par classe d'âge ne dépasse jamais les 20 à 30%. Tous les autres élèves s'orientent positivement ves des filières professionnelles.
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Ven 24 Fév 2006 14:23 Sujet du message:
D'ailleurs, à propos d'insertion professionnelle, ce qu'on oublie souvent de dire c'est que même si l'Allemagne est, elle aussi, très touchée par le chômage de masse (5 millions de personnes sans emploi en Allemagne...), il faut tout de même rappeller que parmi les gens sans "Berufsausbildung" (sans formation professionnelle), ce ne sont pas 9 ou 10% mais plus de 20% qui sont au chômage, alors que parmi ceux qui ont un "Berufsabschluß" (diplôme sanctionnant une formation professionnelle), ce ne sont "que" 5%, et parmi ceux qui ont un "Hochschulabschluß" (diplôme de l'enseignement supérieur), c'est même encore moins : 2,5%.
Donc, en Allemagne, le système scolaire (à orientation/finalité professionnelle) permet une réelle insertion sociale et professionnelle.
(Quelle/Source pour les chiffres ci-dessus : "Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung der Bundesanstalt für Arbeit")
Inscrit le: 31 Oct 2005 Messages: 2359 Localisation: Les pieds à Bordeaux, La tête à Brême ou à Berlin !
Posté le: Ven 24 Fév 2006 14:35 Sujet du message:
avec tout cela, il y a quand même un truc qui me laisse bouche bée .... Il n'y a donc pas "beaucoup de chance" de compatibilité entre un diplome allemand passé dans le NOrd de l'allemagne et le même diplôme allemand passé dans le sud de l'allemagne ... j'ai pigé
mais alors.....
POur les diplomés universitaires français, qui veulent bosser en allemagne ?? ou pour les diplomés universitaires allemands qui veulent bosser en France ?? Comment font-ils ??? Si les allemands n'acceptent pas le diplôme d'un autre Lânder comment font-ils pour accepter le diplômé d'un autre pays ???
Est-ce une utopie de passer un diplôme français pour bosser en allemagne ?? ou bien est-ce que la reconnaissance du diplôme "étranger" se fait plus facilement que la reconnaissance de diplôme de Länder à Länder ?
PS : je suis pas sûre d'être claire dans mon explication là !
Avec des diplômes pûrement francais, il y a de fortes chances que tu sois sous payée (en arrivant directement sur le marché de l'emploi)car les entreprises ne connaissent pas nos systèmes de notes, notre système scolaire, nos diplômes... Donc il faut faire une demande de reconnaissance de diplôme (et dans certains diplôme, cette reconnaissance n'existe pas encore)... et/ou tu refais un cursus allemand, un stage (qui aide à t'évaluer)...
De toute facon c'est un dur chemin pour un francais n'ayant privilégié que les diplômes nationaux et vise et versa pour l'allemand, c'est d'ailleurs le sujet de réflexion de l'union européenne du moment, mais, même s'ils ont oeuvré là-dessus depuis ces dernières années, il subsiste des lacunes ou des points à améliorer..
Est-ce une utopie de passer un diplôme français pour bosser en allemagne ?? ou bien est-ce que la reconnaissance du diplôme "étranger" se fait plus facilement que la reconnaissance de diplôme de Länder à Länder ? [/color][/i]
Quoi qu'il en soit, on t'embauchera pour tes compétences et tes aptitudes professionnelles. Il faudra prouver à l'employeur que sais faire ce pour quoi il veut t'employer et que tu es motivé.
A partir de là, savoir si les connaissances validées par ton diplôme français correspondent aux compétences demandées par ton futur employeur, qu'il soit français ou allemand, c'est une autre question à laquelle il faudra répondre pour convaincre l'employeur de t'embaucher.
En tout cas, il est certain qu'un employeur allemand saura plus facilement reconnaître les compétences dont il a besoin si elles ont été validées par un diplôme allemand que par un diplôme français, donc si tu sais que tu veux bosser en Allemagne, soit tu choisis de le faire par l'intermédiaire d'une entreprise française qui a besoin d'expatriés qui parlent français courrament, soit tu participes à un échange inter-universitaire pour avoir un diplôme allemand. _________________ Frankreich Forum | Französische Musik | Französische Filme
Inscrit le: 20 Fév 2006 Messages: 1173 Localisation: Cologne - un brin de l'Allemagne !
Posté le: Ven 24 Fév 2006 16:52 Sujet du message:
Citation:
avec tout cela, il y a quand même un truc qui me laisse bouche bée .... Il n'y a donc pas "beaucoup de chance" de compatibilité entre un diplome allemand passé dans le NOrd de l'allemagne et le même diplôme allemand passé dans le sud de l'allemagne ... j'ai pigé
mais alors.....
POur les diplomés universitaires français, qui veulent bosser en allemagne ?? ou pour les diplomés universitaires allemands qui veulent bosser en France ?? Comment font-ils ??? Si les allemands n'acceptent pas le diplôme d'un autre Lânder comment font-ils pour accepter le diplômé d'un autre pays ???
Ich denke, es ist nötig, hier den Sachverhalt klarzustellen.
Wenn eine Schule Kindern aus anderen Bundesländern die Teilnahme am Unterricht des Schuljahres verweigert, das sie in ihrem Herkunftsland besuchte haben, dann geschieht das ganz gewiss nicht aus Arroganz oder Bosheit.
Je pense qu'une mise au point est nécessaire. Si une école refuse la participation à l'instruction de l'année scolaire à des enfants d'autres Länder, ce n'est pas du tout de l'arrogance ou de la méchanceté.
Es ist ja überall gewünscht, dass der Schüler möglichst unproblematisch die Umschulung schafft. Wenn ein Kind aber weit hinter dem Lehrplan der neuen Schule (bis zu 1 ½ Jahren) zurück ist, weil das Niveau seiner alten Schule so niedrig war, ist doch keinem gedient, wenn es in die gleiche Stufe aufgenommen und dort ständig überfordert wird, bis es am Ende des Schuljahres die Klasse wiederholen muss.
Partout on souhaite que l'élève réussisse son changement d'établissement scolaire de la manière la moins problématique possible. Si toutefois un enfant est large en retard sur le programme d'études/scolaire de la nouvelle école (jusqu'à 1 an et demi de retard), parce que le niveau de son ancienne école était si faible, ce n'est pas lui rendre un service, s'il est pris dans la même classe et constamment dépassé, jusqu'à ce qu'il doive répéter/redoubler la classe à la fin de l'année scolaire.
Wechselt dagegen ein süddeutscher Schüler an eine Schule in einem anderen Bundesland, wird er dort sehr gerne genommen oder kann sogar eine Klasse überspringen. Es ist nur eine Frage der Vorkenntnisse.
En revanche si un élève du sud de l'Allemagne change d'école en allant dans un autre Land, il est accueilli les bras ouverts ou peut même sauter classe. Ce n'est qu'une question des connaissances "préliminaires".
Das gleiche gilt für die Universitäten. Wenn dort eine Zwischenprüfung nicht anerkannt wird, liegt es an der Qualität der Hochschule, an der er gemacht wurde.
La même chose vaut pour les universités. Si un examen/contrôle intermédiaire n'est pas reconnu, cela vient de la qualité de l'établissement d'enseignement supérieur, dans lequel il a été fait.
Hat man sein Examen schließlich abgelegt, entscheidet u.a. der Name der Universität und nicht so sehr die Note, ob man in einem großen Unternehmen eine Anstellung findet.
Si enfin on a réussi son examen, c'est -entre autres- le nom de l'université, et pas vraiment la note, qui "décide" (joue un rôle essentiel) si on décroche un emploi dans une grande entreprise ou non.[/quote]
Was die Möglichkeiten für Ausländer angeht, Teile ihres Studiums in Deutschland anerkannt zu bekommen, so erkundige man sich am besten bei den Organisationen, die den Studienaustausch begleiten. Es gibt gewisse Kontingente an Studienplätzen, die ausländischen Studenten vorbehalten sind. Soweit ich weiß, gelten für Europäer gar keine Beschränkungen mehr, zumindest soweit die Studiengänge europaweit vereinheitlicht worden sind (Bachelor / Masterabschlüsse).
[i]En ce qui concerne les possibilités pour des étrangers d'obtenir parties de leurs études reconnues en Allemagne, le mieux est de s'informer auprès des organismes qui accompagnent l'échange d'études. Il y a un certain nombre de places qui sont réservées aux étudiants étrangers. Pour autant que je sache, aucune restriction ne vaut plus pour les européens, au moins pour autant que les filières universitaires aient été uniformisées à l'échelle européenne (Bachelor/Master).
P.S. Es gibt in Köln seit etwa 2 Jahren für gescheite Jugendliche, die sich im Unterricht der Oberstufe langweilen, die Möglichkeit, neben der Schule schon Vorlesungen an der Uni zu besuchen. Wenn die das Abitur abgelegen, haben sie gleichzeitig auch schon das halbe Studium absolviert. Das ist ein Ventil für die ständig Unterforderten.
P.S. Depuis 2 ans environ, il existe à Köln/Cologne la possibilité pour des élèves particulièrement doués et intelligents, et qui s'ennuient en cours, d'assister aux cours/conférences à l'université à côté de leurs cours au lycée. Quand ils passent leur Abitur/baccalauréat, ils ont déjà achevé la moitié des études. C'est une "soupape" pour les "Unterforderten" (les élèves pour qui les exigences de l'école ne sont pas assez élevées).
Armer Brett, ich befürchte, es gibt schon wieder Arbeit für Dich!
Vielen Danke im Voraus!
(Edit du 26. 02. 06 : Traduction en français => texte en italique)
le mien n'est ni européen ni allemand, et n'existe pas d'ailleurs sous sa forme en allemagne, donc ce fût un peu la galère (pour les premiers entretiens) pour mon départ prof.....
Ich denke, es ist nötig, hier den Sachverhalt klarzustellen.
Wenn eine Schule Kindern aus anderen Bundesländern die Teilnahme am Unterricht des Schuljahres verweigert, das sie in ihrem Herkunftsland besuchte haben, dann geschieht das ganz gewiss nicht aus Arroganz oder Bosheit.
Oui tu as tout à fait raison de le préciser... Ce n'est ni de l'arrogance ni de la méchanceté ce refus...
theresa a écrit:
Das gleiche gilt für die Universitäten. Wenn dort eine Zwischenprüfung nicht anerkannt wird, liegt es an der Qualität der Hochschule, an der er gemacht wurde.
Hat man sein Examen schließlich abgelegt, entscheidet u.a. der Name der Universität und nicht so sehr die Note, ob man in einem großen Unternehmen eine Anstellung findet.
Oh oui la "renommée" des universités dans les Land... Ici c'est mieux d'étudier la médecine, là, par contre la jurisprudence... Comme c'est bien vrai tout ce que tu décris...
theresa a écrit:
Was die Möglichkeiten für Ausländer angeht, Teile ihres Studiums in Deutschland anerkannt zu bekommen, so erkundige man sich am besten bei den Organisationen, die den Studienaustausch begleiten. Es gibt gewisse Kontingente an Studienplätzen, die ausländischen Studenten vorbehalten sind. Soweit ich weiß, gelten für Europäer gar keine Beschränkungen mehr, zumindest soweit die Studiengänge europaweit vereinheitlicht worden sind (Bachelor / Masterabschlüsse).
Pour le Teilanerkennung, oui, en effet c'est bien cela, et encore que cela diffère d'universités à universités cette Teilanerkennung... Là est bien le problème car le système est bien différent souvent, avec des matières qu'ici ne sont étudiés que si l'on se spécialise alors qu'en FR faisait partie d'un "tronc commun"... Mais cela fait une éternité que je ne me suis pas replongée dans ces reconnaissances de diplômes, aussi il y a pu y avoir des modifications depuis.
Inscrit le: 11 Jan 2006 Messages: 1914 Localisation: Trier, Rheinland-Pfalz, Deutschland
Posté le: Sam 25 Fév 2006 11:27 Sujet du message:
Kissou33 a écrit:
avec tout cela, il y a quand même un truc qui me laisse bouche bée .... Il n'y a donc pas "beaucoup de chance" de compatibilité entre un diplome allemand passé dans le NOrd de l'allemagne et le même diplôme allemand passé dans le sud de l'allemagne ... j'ai pigé
La reconnaissance existe. Mais elle n'est simplement pas automatique, ni obligatoire. Chaque école ou université a le droit d'accepter ou de refuser. Donc c'est "au cas par cas".
Kissou33 a écrit:
mais alors.....
POur les diplomés universitaires français, qui veulent bosser en allemagne ?? ou pour les diplomés universitaires allemands qui veulent bosser en France ?? Comment font-ils ???
Comme le dit Fleurdelotus, la meilleure solution (et parfois aussi la plus simple) consiste à faire une demande d'équivalence (reconnaissance) de diplôme auprès du Bildungsministerium (ministère de l'enseignement/éducation).
Ensuite, il est essentiel de savoir vendre sa formation auprès de son employeur.
Et il ne faut pas hésiter à faire traduire (par un traducteur assermenté) le maximum de documents officiels relatifs à la formation française suivie et joindre ces traductions à son dossier de candidature (ce n'est d'ailleurs pas un problème de joindre tous ces documents dans la "Bewerbungsmappe" -dossier de candidature- vu que la Bewerbungsmappe fait souvent 20 à 30 pages en Allemagne).
Kissou33 a écrit:
Si les allemands n'acceptent pas le diplôme d'un autre Lânder comment font-ils pour accepter le diplômé d'un autre pays ???
Est-ce que la reconnaissance du diplôme "étranger" se fait plus facilement que la reconnaissance de diplôme de Länder à Länder ?
Attention : tu sembles confondre deux situations totalement différentes :
- la reconnaissance d'une formation quand on change d'école ou d'université
- la reconnaissance d'une formation par les employeurs
Ce sont deux situations qu'il convient de bien distinguer.
Si une école ou une université dans un Land ne reconnait pas un diplôme ou une formation d'un autre Land, cela ne veut pas dire que le diplôme ne sera pas reconnu sur le marché de l'emploi !!!
Ce sont deux situations totalement différentes : dans le premier cas il s'agit de la reconnaissance "académique/scolaire", alors que dans le second cas il s'agit de la reconnaissance d'une formation sur le marché de l'emploi et du travail.
Donc, attention de ne surtout pas confondre les deux.
Kissou33 a écrit:
Est-ce une utopie de passer un diplôme français pour bosser en allemagne ??
Non, ce n'est pas une utopie. Ca dépend de la formation française suivie ainsi que du diplôme final.
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